

Les données collectées par les nombreux observateurs sont saisies
par Patrice Cramm (CEN-LR). Dans le cadre des opérations financées
par l’OSU-Orème elles ont été stockées au CEFE dans une base de
données gérée par Marie-Claude Quidoz (ingénieur CNRS). Les
premières analyses ont été faites par Thibaut Couturier (ingénieur
UM2 - CEFE) et Aurélien Besnard (MCF EPHE - CEFE).
Les évolutions des communautés au fil des ans.
A partir des effectifs des espèces en janvier de chaque année sur
l’ensemble des étangs de l’Hérault et du Gard, une Analyse en
Composantes Principales (ACP) a permis de projeter les années des
relevés et les effectifs de chaque espèce sur un plan défini par
deux axes. Elle fait ainsi apparaître les espèces caractéristiques
pour chaque année. La direction des flèches et leur longueur
traduisent l’intensité de leur corrélation avec les axes. Les
espèces se regroupent en fonction de la similarité de la variation
de leurs effectifs avec les années.

NB : pour des soucis de clarté,
les étiquettes des espèces et des années ont parfois été légèrement
déplacées.
On observe une nette évolution des abondances en janvier au fil
des ans. Une première période (flèche verte de gauche) commence en
1984 et se termine dans les années 2000.
Elle se caractérise par de fortes abondances des canards
souchet, pilet, Fuligule morillon, Garrot à œil d’or, Eider à duvet
et de deux laridés (Goéland cendré, Sterne pierregarin). A partir
des années 2000 (début de la flèche verte de droite) on note de
fortes abondances pour d’autres laridés (Goéland brun, Mouette
pygmée, Mouette mélanocéphale, Guifette moustac), ainsi que les
hérons cendré et gardeboeufs. De 2007 à 2012 on observe des
abondances élevées pour bon nombre d’espèces des différents groupes
taxonomiques avec des espèces notables comme le Cygne tuberculé, la
Talève sultane, la Nette rousse, le Râle d’eau, le Bécasseau
variable, le Martin-pêcheur d’Europe ou la Grande Aigrette.
Les tendances sur chaque étang pour quelques espèces.
Des modèles à espace d’état en bayésien permettent d’estimer les
taux de croissance des effectifs pour une espèce donnée et de
décrire leur évolution au cours du temps (modèle linéaire) en tenant
compte des données manquantes et des erreurs d’observation.

Cas du Flamant rose : A
l’exception d’un site, les effectifs hivernants en décembre
connaissent une croissance légère à forte (ex : +22% par an en
moyenne
sur l’étang de Vendres).

Cas du grand Cormoran : On observe une croissance des effectifs sur l'ensemble les étangs (+6% par an en moyenne).

Cas de la Mouette rieuse : A l'exception d l'étang de Bages où une forte croissance est enregistrée (+58% par an en moyenne), on observe une nette diminution des effectifs sur une majorité des sites (atteignant -19% par an sur Prévost).