Evolution de l'avifaune

Entre 1978 et 2003, parmi les espèces présentes sur le site du Pic Saint-Loup, 34 ont connu des variations significatives :

  • 2 espèces ont disparu (dont 1 espèce des milieux ouverts et 1 des milieux fermés)
  • 5 ont décliné (dont 4 espèces dépendantes des milieux ouverts)
  • 9 ont augmenté (dont 7 espèces dépendantes des milieux fermés)
  • 18 n’ont pas présenté de changements significatifs ou systématiques (espèces plus généralistes ou associées à des formations végétales de type intermédiaire)

Les réponses varient selon les espèces:

  • L’abandon des terres a favorisé une forte progression des espèces forestières qui sont devenues dominantes mais sans se traduire par une simplification de l’avifaune.
  • Les espèces de milieux ouverts sont capables de se maintenir dans de petites taches d’habitat favorable mais ont besoin de grandes taches pour coloniser de nouveaux espaces.
  • La dynamique des espèces des milieux boisés semble plus liée à la complexité de la structure de la végétation au sein des taches qu’à leur superficie.

Ces résultats ont été publiés suite à une série de travaux.

Quelle est l'évolution de la répartition d’une espèce sur le site du Pic Saint-Loup ?

Dans le volet déroulant, sélectionnez une espèce d'oiseaux, puis une année; en cliquant sur le nom latin, vous serez reconduit vers la fiche de cette espèce sur le site INPN; sur la carte vous pouvez aussi cliquer sur les menus "outils" et "couches":

Occupation du sol

  •  Bois fermé
  •  Bois ouvert
  •  Garrigue fermée
  •  Garrigue ouverte
  •  Pelouse
  •  Culture
  •  Zone urbaine
  •  Sol nu


Existe-t-il encore des secteurs de référence ayant gardé le caractère ouvert typique des garrigues ?

La plaine de Saint Martin de Londres,  proche du secteur du Pic Saint-Loup, en est une. En 2004, nous y avons échantillonnés 50 points supplémentaires  (voir la répartition des oiseaux présents). Ils permettront de suivre l'évolution de ces milieux.

Et demain? quelle biodiversité ?

Ces résultats posent des questions aux usagers des garrigues et à leurs gestionnaires:

  • Faut-il laisser la végétation tendre naturellement vers les milieux boisés? 
  • Faut-il au contraire intervenir pour contrarier cette évolution?
  • Quel avenir pour la biodiversité "traditionnelle" des garrigues?
  • Quel est le potentiel de biodiversité "future" que porte en elle l'évolution actuelle ?

Si l'on souhaite assurer un avenir à des espèces d'oiseaux des milieux ouverts nos recherches ont montré que :

  • si les espèces sont encore présentes, il est possible de maintenir des petites populations dans de petites taches favorables en attendant d'améliorer la capacité d’accueil des milieux (les espèces s'accrochent par fidélité)
  • si les espèces ont déjà disparu, leur retour ne pourra se faire que si des milieux favorables sont restaurés sur de grande superficies (les espèces ne colonisent un site que si les conditions sont idéales).

 

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